Histoires, anecdotes de Madagascar

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Malédictions

Pas de bol !


La roue de l’infortune.
En septembre 1927, la danseuse Isadora Duncan admire une Bugatti de course qui appartient à Benoît Falchetto, un propriétaire de garage à Nice. Comme celui-ci espère que cet intérêt se transforme en achat, il lui propose d’essayer la voiture. La danseuse est très légèrement habillée, et n’a qu’un foulard de soie sur les épaules ; Falchetto lui propose sa veste de cuir, mais elle refuse.
« Adieu, mes amis, je pars pour la gloire !», crie-t-elle, lançant théâtralement son foulard derrière elle pendant que la Bugatti démarre. Quelques secondes plus tard, le long foulard, traînant par terre, s’emmêle dans une des roues de la voiture, et Isadora est étranglée.

Eschyle.
En 456 avant J.-C., Eschyle, le père de la tragédie grecque, est âgé de 69 ans. Il vit à Gela, en Sicile. Un jour, se promenant dans les environs, il voit un aigle planer au-dessus de sa tête, à la recherche d’un rocher pour briser la carapace de la tortue qu’il tient entre ses serres. Mais prenant apparemment la tête chauve d’Eschyle pour une pierre, il lâche la tortue dessus. Le poète est tué instantanément. Ses amis se souviennent alors que l’oracle avait prédit qu’Eschyle serait tué d’un coup venant du ciel.

Les raisins de la colère.
Calchas fut, dit-on, l’un des plus grands devins de la Grèce antique. Les récits sur sa mort racontent qu’un autre devin, le voyant en train de planter ses vignes, lui prédit qu’il ne boirait jamais de son vin. Une fois les vignes mûres, Calchas fabrique son vin. Puis il invite son rival à une fête pour démentir la prédiction, que son hôte répète encore au moment où Calchas porte la coupe à ses lèvres. Calchas est saisi d’un fou rire, et meurt d’étouffement.

Le bâton du chef.
En 1687, Jean-Baptiste Lully, directeur de l’opéra de louis XIV, dirigeant un Te Deum pour le roi, bat la mesure au moyen d’un grand bâton. Par accident, il fait tomber la lourde baguette sur son pied. Celui-ci s’infecte et Lully mourra peu après.

Boxe office.
La magicien Harry Houdini présente dans son spectacle le tour suivant : il contracte tant les muscles de son ventre qu’on peut lui donner des coups de poing sans que cela lui fasse mal. Le 22 octobre 1926, Houdini est couché dans sa loge du Princess Theater de Montréal, lorsqu’il reçoit la visite du boxeur amateur Joselyn Gordon Whitehead. Celui-ci lui demande s’il peut vraiment supporter les coups de poing dans le ventre. Le magicien a à peine le temps de répondre que Whitehead lui assène quelques coups féroces sur l’abdomen. Le lendemain, Houdini se sent mal. À Détroit, le lundi suivant, il s’effondre sur scène : rupture d’appendice et péritonite. Il meurt six jours plus tard.

Je vous vois !