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John Wayne Gacy


John Wayne GacyJohn Wayne Gacy Junior, le premier fils de Marian Elaine Robinson (d’origine danoise) et John Gacy Senior (d’origine polonaise), des ouvriers, est né en 1942, le jour de la saint Patrick, à Chicago. Gacy avait une grande soeur, Joanne, et allait avoir une petite soeur, Karen. Les enfants furent élevés dans la foi catholique et suivirent leur scolarité dans des écoles privées au nord de Chicago. John Wayne Gacy Jr grandit dans un quartier de classe moyenne, dans le nord de Chicago. Il fut membre des Boy Scout et occupa de « petits boulots » après l’école : distribuer les journaux et mettre les courses des clients dans les sachets du supermarché local...
Bien que n’étant pas particulièrement « populaire » à l’école, il était apprécié de ses enseignants, bien qu’ils le trouvaient un peu trop rêveur et souvent têtu. Il s’était fait de bons amis chez les Scouts : il adorait les uniformes et les activités extérieures du week-end. Il eut une enfance normale... jusqu’à un certain point. A onze ans, il jouait à côté d’une balançoire lorsque celle-ci, poussée par un autre enfant, le frappa à la tête, ce qui provoqua un caillot sanguin dans son cerveau. Ce dernier ne fut découvert que 5 ans plus tard, lorsque l’on voulut comprendre pourquoi John Gacy souffrait de fréquents évanouissements. Ils cessèrent lorsqu’on lui prescrivit des médicaments qui dissolurent le caillot.
En plus de ses problèmes de santé, Gacy dut subir le caractère de son père, notamment à partir de l’adolescence. Si sa mère l’adorait, son père était un alcoolique violent et autoritaire, un perfectionniste particulièrement sévère, qui battait son épouse et humiliait ses enfants. Il lui arrivait de battre « Junior » mais il passait surtout son temps à l’insulter, le traitant de « d’idiot » et de « crétin » lorsqu’il ne parvenait pas à réussir quelque chose, et de « tapette », de « fils à maman » ou de « pédé » lorsque sa mère voulait le défendre...
Quoi que fasse « Junior », ça n’était jamais assez bien pour son père. Contrairement à ce dernier, Junior n’était pas sportif, et son père le trouvait donc efféminé. John Junior aimait toutefois beaucoup son père et désirait désespérément gagner son attention et son estime. Malheureusement, il ne fut jamais capable de les obtenir avant que son père ne meure. Gacy lutta toute sa vie pour reconquérir la confiance en lui que son père lui avait enlevée à force de mépris et de châtiments. Pourtant, lorsqu’on l’interrogea des années plus tard, Gacy nia avoir jamais détesté son père. Gacy eut quelques problèmes au lycée, même s’il obtenait de bonnes notes. Il quitta le lycée à 17 ans et partit à Las Vegas après une terrible dispute avec son père, au sujet de sa voiture.
Gacy travailla, à mi-temps, comme concierge dans un salon funéraire et découvrit que les cadavres ne l’effrayaient pas, au contraire. Il ne parvint pas à trouver un travail plus intéressant et, sa mère étant tombée malade, il tenta désespérément de réunir assez d’argent pour rentrer à Chicago. Mais il existait peu d’emplois bien rémunérés pour quelqu’un qui n’avait pas son bac. Il fallut à Gacy trois longs mois pour gagner assez d’argent afin d’acheter le billet qui allait le ramener chez lui, en 1964. Cette expérience douloureuse fut pour lui un électrochoc.
A son retour, il s’inscrivit à l’école de commerce de l’université de North Western. Il obtint son diplôme sans difficulté et perfectionna son talent naturel pour la vente. Gacy était un vendeur né, un beau parleur et un charmeur, qui pouvait convaincre n’importe qui de n’importe quoi. A sa sortie de l’école, il fut immédiatement embauché dans la compagnie Nunn-Bush Shoe et excella en tant que stagiaire en gestion. A 22 ans, on lui demanda de gérer un magasin de vêtements pour hommes à Springfield, dans l’Illinois. Seul, libéré de l’influence négative de son père, Gacy gravit les échelons avec bonheur. Il prit confiance en lui et développa ses talents de persuasion. En fait, Gacy était un vantard invétéré et ses nouveaux amis furent rapidement agacés par ses mensonges concernant son prétendu engagement dans l’Armée.
Gacy prit également du poids mais réalisa que son embonpoint ne constituait pas un obstacle à sa réussite sociale. Il s’impliqua dans plusieurs organisations : le Conseil Catholique Inter-Club, dont il devint membre du conseil le Federal Civil Defense for Illinois et le Chicago Civil Defense, où Gacy fut capitaine la Holy Name Society (une confraternité masculine encourageant la prière), où il fut nommé officier les Jaycees (Jeune Chambre Economique, organisation civique de développement personnel) où Gacy passa énormément de temps. Gacy prenait très au sérieux son implication dans ces différentes organisations et leur dévouait tout son temps libre.
Ceux qui connaissaient Gacy le considéraient comme un homme sympathique, mais très ambitieux, qui cherchait à se faire un nom. Gacy voulait absolument « être quelqu’un ». Il travaillait tellement qu’il fut hospitalisé pour épuisement nerveux. En septembre 1964, Gacy rencontra une collègue, Marlynn Myers, dont les parents possédaient des franchises de restaurants Kentucky Fried Chicken à Waterloo, dans l’Iowa. Gacy épousa Marlynn en 1965, et Fred Myers, son nouveau beau-père, lui proposa de diriger l’une de ses franchises dans l’Iowa. Son beau-père le considérait comme « un vantard et un menteur » mais il voulait que sa fille soit près de lui. Gacy accepta et déménagea dans l’Iowa avec son épouse.
Gacy travaillait facilement 12 heures par jour et parfois même 14 heures. Il était très enthousiaste et avait envie de tout comprendre et de tout connaître de son nouvel emploi. Il espérait un jour récupérer toutes les franchises de son beau-père, lorsque celui-ci prendrait sa retraite.

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