Histoires, anecdotes de Madagascar

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Arnaques

Petites arnaques


Arnaques et escroqueries existent depuis la nuit des temps. Les pigeons sont obligatoires pour qu’elles se réalisent, le plus souvent les victimes sont attirées par l’appât du gain. Dans ces cas là, on est parfois admiratif devant le talent de certains escrocs. Moins drôle, l’abus de la crédulité, de la naïveté ou tout simplement de la gentillesse des gens.
Certains arnaqueurs jouent «petit», ils montent des combines qui rapportent peu mais souvent, et sans gros risques vis à vis de la justice. D’autres osent les gros coups, ceux qui peuvent leur assurer un avenir confortable sur un gros pigeon. Partant du principe que, plus c’est gros, plus ça passe; certains escrocs ont réussi des plans qui laissent rêveur quant à la candeur pour ne pas dire la bêtise de certaines «victimes».

Petit malin !

Vers l’âge de quatorze ans, je fus intrigué par une petite annonce gratuite dans un journal : «gagnez un peu d’argent sans vous fatiguer», habituellement on vous propose monts et merveilles, là c’était «un peu d’argent». L’annonce continuait ainsi :« pour connaître ma méthode, envoyez moi une enveloppe libellée à votre adresse et trois timbres». Je me dis qu’il n’ y avait pas gros risque, en fait c’était le principe même de l’arnaque. Quelques jours plus tard je recevais une réponse, juste un petit mot qui disait : «Merci, faites comme moi !». Plus simple, tu meurs. Le gredin a gagné deux timbres sur ma curiosité, mais combien de personnes ont pu répondre à cette annonce ?

Le vase de plomb.

Dans ma jeunesse, une arnaque classique était l’œuvre des gitans qui faisaient du porte à porte quand on pouvait encore entrer librement dans les immeubles. Ils proposaient des cruches, vases et aiguières en étain, qu’ils fabriquaient eux mêmes bien entendu. Le but était que vous preniez l’objet en mains, et là, la phrase magique tombait, «vous voyez madame, ça pèse lourd, c’est vraiment de l’étain !» Souvent, la personne était convaincue par le poids et le prix attractif de la chose. En fait un ami gitan me montra la combine. Le vase est en réalité en vulgaire fer blanc. Le socle était en creux, ils coulaient dans le pied un peu de plomb, qu’ils laissaient se lisser par gravité, et passaient dessus la même patine que sur l’ensemble du vase. Indétectable à l’œil nu. Du fer blanc et un peu de plomb vendus au prix de l’étain, et voilà !

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Je vous vois !